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Présentation de "Grez en Transition" , atelier de "habitat et participation"

 
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12 août 2011
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Eric Luyckx -----
A télécharger :
Compte rendu Présentation (pdf du Powerpoint)

Le 24 mai, à l’invitation de Laurence Braet, j’ai présenté GeT en introduction d’une soirée-atelier sur la transition.

Extraits (transcription complète de Laurence Braet ci-jointe) :

Introduction par Laurence Braet, Habitat et Participation

« Bonjour à tous et bienvenue à cet atelier-conférence sur les villes en transition et plus particulièrement sur l’exemple de Grez-Doiceau. Cet atelier-conférence est organisé dans le cadre des activités d’Education permanente de l’asbl grâce au soutien de la Communauté française et de la Province du Brabant wallon.

Habitat et Participation est une association, crée en 1982, par les facultés d’architecture de l’UCL avec l’objectif de redonner de pouvoir aux habitants dans la gestion et l’organisation de leur « habitat ». Depuis 1982, l’asbl s’intéresse au sujet de l’habitat groupé. Ce thème constitue d’ailleurs un de ses pôles d’activités. En effet, l’asbl est reconnue Pôle ressource habitat groupé par la région wallonne depuis 2006. Dans ce cadre elle aide des groupes et depuis peu des institutions privées et publiques dans le montage d’habitats groupés . L’habitat groupé est en effet en pleine expansion en Communauté française.

De mon point de vue, les mouvements des quartiers en transition et des quartiers durables vont dans le même sens. On y retrouve la volonté de certaines personnes de se rassembler pour créer un habitat différent en collectivisant certain espaces, certains biens et certaines valeurs. L’ « habitat » diffère en terme d’échelle de territoire, plus locale pour les habitats groupés, plus large pour les quartiers durables/en transition. Par « habitat » j’entends bien réappropriation de l’espace en s’impliquant dans son mode de gestion et d’organisation, en prenant part aux activités qui s’y déroulent , en participant aux processus de décisions qui aboutissent à la mise en place de ses activités. Ces activités ont toujours pour point commun de mettre en liens les habitants et sont parfois axée sur d’autres thématiques telles que l’alimentation, la mobilité, l’aménagement de l’espace public,…

Les points communs sont nombreux, et donc Habitat et Participation creuse le sujet en organisant des visites (Eva Lanxmeer, …), en menant des Agenda 21 locaux, des projets de revitalisation de quartier et depuis le début de cette année en accompagnant un groupe de travail constitué de personnes porteuses de projets de quartiers durables et/ou en transition.

Aujourd’hui, nous allons pouvoir découvrir le concept des Villes en transition et plus précisément l’exemple de Grez-Doiceau, grâce à Eric Luycxk, membre du groupe porteur de Grez-en-transition. »

Présentation du concept de transition et de l’exemple de Grez-en-transition

(…)

D’abord le contexte

(voir le pdf du powerpoint)
Contexte de crise, le pic pétrolier, la pression sur la population, le changement climatique. En plus, crise écologique, perte de biodiversité, pression de nouveau sur la population. Depuis, la crise financière vient d’ajouter la crise sociale, et donc à nouveau pression sur la population.

On est assaillit de messages négatifs et démoralisants qui nous présentent un avenir noir qui va demander une énergie folle pour nous déplacer… et cela provoque chez une grande partie de gens un syndrome de blocage.
Parallèlement, les gens sont dans une dynamique de recherche de solutions (SEL, asbl, éoliennes citoyennes,…), sans conscience du réseau qui les unit. C’est un ‘réflexe de résilience’.

Rob Hopkins s’inspire de la psychologie du changement. Progressivement, les changements de comportements s‘intègrent doucement. Ce modèle est issu du traitement des addictions. Pour lui, notre société est dépendante du pétrole.
Rob Hopkings est professeur à l’université, il intègre à son cours la permaculture comme outil pour la survie des éco-systèmes et plus largement des systèmes sociaux. De là vient le fameux ‘Manuel de transition’.
Il s’agit d’une méthode d’action, une méthode de design. Dans cette méthode, on construit un programme de changement de quelque chose. Chaque élément sera considéré par rapport à son environnement. L’idée de base est de rendre chacun des élément le plus productif (augmenter sa résilience) au bénéfice de tous les composants de l’éco-système.

Les principes de la transition 

- Visualisation : Se projeter dans une vision positive collectivement, et grâce à cela on trouvera les méthodes, les moyens, les outils pour y parvenir. Quitte à changer de vision en cours de processus. On ne part pas de ce qui existe déjà, on se lance vers un avenir souhaitable et partagé.
- Inclusivité : Personne n’est laissé sur le côté, même s’il ne participe pas, on tient compte de sa participation future, du potentiel qu’il peut amener.
- Conscientisation/sensibilisation : C’est la partie où on se mobilise, ou on démarre la dynamique.
- Résilience : La capacité que l’ensemble du projet va avoir à supporter la crise qui va arriver. Pour cela, il fait tisser des liens entre les ressources, créer un réseau.
- Solutions crédibles : Rester dans un rapport de faisabilité qui est progressif. Les premiers pas sont les plus difficiles et les plus tenus, et puis les solutions apparaitront comme crédibles.

Les étapes de transition
- Créer un groupe : Ca ne sert à rien de lancer un processus de transition si on est seul. C’est pas un processus personnalisé, c.à.d. si c’est un groupe avec un chef cela ne marchera pas. Une des premières choses que le groupe pilote décide c’est que le groupe va se dissoudre et on sait déjà quand (après la quatrième étape). Il faut accepter cette dimension pour que le processus reste ouvert, pour éviter que la vision ne soit uniquement celle du groupe de pilotage.
- Sensibiliser : C’est la première phase : conférence, discussion, ateliers,…c’est échanger de l’information. Pour le mouvement des villes en transition, c’est essentiellement sur la crise climatique et pétrolière, nous on a un petit peu changé l’optique. C’est donner la possibilité aux gens de s’approprier la thématique, de réfléchir, de s’y confronter.
- Jeter les bases : C’est faire du réseautage, c’est commencer à prendre contact avec le tissu associatif, et le tissu économique, essayer de tisser des ponts, voir si les uns savent ce que les autres font, passer par ce réseau de manière à sensibiliser. Se mettre avec une association et organiser une activité ensemble et du coup toucher le public de cette association. Une part de ce public va accompagner le processus et va lui-même essaimer.
- La grande libération : Juste après le groupe se dissout. C’est un grand moment festif qui rassemble tous les contacts pris. C’est un forum ouvert de deux jours dans lequel les gens vont utiliser leur créativité pour faire émerger des solutions locales (adaptées à eux et à là où ils sont). Ils forment ainsi des petits groupes thématiques dont vont émerger des groupes de travail. Des délégués de ces groupes de travail vont se mettre ensemble pour recréer un nouveau groupe de pilotage.
- Les forums ouverts : Utiliser les forums ouverts dans les réunions du groupe de pilotage pour chaque question, à la fois avec ce processus de vison et à la fois avec des choses plus concrètes, en présence de spécialistes pour s’adapter et réagir aux questions qui sont posées.
- Les projets concrets : Ces groupes de travail embraient sur des projets concrets, c’est très important ! Tant qu’on a pas cette concrétisation, le projet n’existe pas vraiment, les gens ne peuvent pas se l’approprier en l’absence des initiateurs, en l’absence de projets concrets qui s’inscrivent dans l’espace public ou dans l’espace commun.
- La grande requalification : L’idée phare est qu’il n’y aura plus de pétrole facilement accessible. Toute une série de savoirs-faire vont ré-émerger car ils étaient issus d’une pratique économe en énergie. Par exemple, on savait conserver sans frigo, on savait couper du bois sans tronçonneuse,…La grande requalification c’est faire parler les gens de ce qu’ils savent encore de ces choses là.
- L’administration locale : Vers la fin du processus, on prend contact avec elle et on lui montre ce qui est en cours, on lui montre l’assise publique que prend le mouvement de manière à rentrer dans un rapport de force.
- L’hommage aux aînés : Comme la requalification, on valorise les savoirs historiques. Par exemple, dans mon village, on faisait des briques, c’est intéressant de savoir où on allait chercher la terre, le sable, le bois,…L’idée est de créer une archive (écrite ou orale) pour qu’il y ait transmission et valorisation.
- Laisser aller : Ce qui est très important c’est même si on a une vision, c’est de ne pas s’enfermer dans cette vision. C’est pour cela que le groupe initiateur se dissout. Culturellement, on est habitué à pousser des projets dans le sens où on le veut. Ici, on a peu cette dynamique collective constante qui demande de voir si tout le monde est toujours d’accord, ce qui peut prendre beaucoup plus de temps que prévu. Si on s’accroche à une vision on va affaiblir tout le système, il faut multiplier les visions et les laisser évoluer. Les gens vont sentir naturellement quelle évolution va être favorable au groupe. Surtout ne pas figer ce qu’on a démarré !
- Le plan de descente énergétique  : Proposer à l’administration communale un plan de descente énergétique. A Totnes, ils ont mis 5 ou 6 ans pour réaliser ce plan de descente énergétique.

Grez-en-Transition

- Nous on insiste sur le fait qu’il s’agit d’une dynamique citoyenne. Dans le périmètre (Grez = 11 villages = limites administratives), il y a un PCDR, un Agenda 21… il y a donc plein d’autres dynamiques collectives qui sont mises en place mais qui ne sont pas vraiment citoyennes. Elles font appel aux citoyens mais elles ne sont pas d’initiative citoyenne. En tant qu’initiative citoyenne, on interpellera à un moment donné l’administration communale mais on ne la laisse pas s’approprier le projet.
- Les évènements : On en est au 6ème ou 7ème.
- Les groupes de projets selon 8 thèmes de la permaculture. Ces groupes de travail essaient de stimuler des acteurs locaux. Par exemple, le club de VVT, on les aborde sur la thématique de la mobilité pour les sentiers mais aussi pour animer un atelier d’entretien de vélos. C’est un échange de savoir extraordinaire et on entre dans le réseau de contacts de ces VTTistes.
Nous on insiste beaucoup sur la valorisation et la requalification.
- Le gros du travail, et c’est lent, c’est la création de ce réseau. Rencontrer chaque association et lui proposer une action en partenariat.

Les clés

- La permaculture : On insiste sur la permaculture et non sur la crise pétrolière. L’important est de faire passer un message positif.
- La communauté active : On se base sur une communauté active, les gens sont là pour être actifs et non pour rester assis et regarder et repartir. On veut qu’ils prennent la parole, que le débat soit libre.
- La relocalisation : On a énormément de mobilité forcée par la distance au lieu de travail, au lieu d’enseignement.

Les étapes de la transition

En vert (dans le ppt), ce sont celles qu’on aborde, même si on ne les a pas terminées. On n’a pas respecté l’ordre du Manuel de Transition. Pour nous, le modèle, c’est qu’il n’y a pas de modèle. Le Manuel est une espèce de mémento dans lequel on va piocher en fonction des opportunités et en fonction des envies du groupe, car c’est quand même quelque chose que l’on organise en plus de toutes nos militances…

Les évènements

- On associe l’aspect concret et l’aspect informatif. On aborde toutes les thématiques, même si on remarque qu’on a une plus grande sensibilité pour tout ce qui touche à l’alimentation. Il faut dire que dans le groupe il y a deux agriculteurs. Dès que le groupe a été créé, on s’est mis en partenariat en se disant qu’on est pas une asbl de plus, on est pas un chapeau au dessus, donc on essaie de faire du lien…
- On a un groupe initiateur de 8 personnes qui sont relativement dispersées sur le territoire. On a la parité. Autour, il y a un cercle d’une vingtaine de personnes auxquelles on fait appel en support logistique, ce sont les plus fidèles aussi, ils participent à tous les évènements, c’est bien utile. Ils ne participent pas à la dynamique de pilotage, il faut dire qu’on se voit tous les 15 jours. Le pilotage c’est du tissage petit à petit avec le risque que cela ne devienne un lieu de sociabilisation pour nous, on adore se retrouver, donc il y a le piège que cela ne devienne le moment où l’on joue aux cartes. L’objectif est d’arriver à construire notre conscience collective à nous 8 et d’arriver à l’ouvrir à 12 ou 15 personnes…et entrer dans un processus culturel où on apprend sans cesse des uns des autres.

(…)

Questions sur la dynamique de groupe

- Quel mode de prise de décision ? Quels sont les mécanismes pour faire participer tout le monde sans favoriser certains ? Que faire en l’absence de certains ?
- Comment faire appel à la créativité ? Comment être moins individualiste dans son quartier ? Comment générer la participants des habitants du quartier ?
- Comment ont réagi les enfants dans cette dynamique ?
- La question du rythme. Comment fait-on avec des personnes qui ne sont pas aussi disponibles les unes par rapport aux autres ? Peut-on éviter les contraintes ? Avec le risque de ne pas avancer…Ne pas avoir de calendrier. Ou alors on fixe des dates pour un groupe et vient qui peut, et on avance avec ceux qui sont présents. Cela peut poser problème s’il n’y a pas assez de monde…
- Est-il nécessaire qu’il y ait une cohésion et des liens entre les personnes avant de commencer ?
- Le nombre de personnes impliquées dans le groupe de pilotage ?
- Quelle taille du territoire ? Un quartier est-ce suffisant, n’y aura-t-il pas un manque de compétences dans un quartier ?

(les groupes de travail échangent des éléments de réponses, voir pdf…)

Réponses
- Je vais vous raconter ce que nous faisons sans dire que c’est un modèle.
- Chez nous, pas de chef, pas de hiérarchie, tournante des fonctions en réunion. Les prises de décision sont collégiales, on va jusqu’à ce que tout le monde arrive à un consensus. En général, cela va assez vite.
- On est pour l’animation festive. On essaie toujours d’associer le « faire » au savoir. Si on a une conférence, après on a un pique-nique, si on a un exposé d’un agriculteur après on a une grande balade, si on a un atelier sur la conservation des aliments, cela se fait avec les gens et on a une nutritionniste qui est là…
- En permaculture, le problème c’est la solution. Quand on a un problème, il faut le regarder autrement et la solution est dans le problème. Cela nécessite une gymnastique mentale…
- Transfert de savoirs-faire, participer, c’est notre credo. A travers l’inter-générationnel, l’inter-professionnel… Echanger un maximum de compétences et chacun a une compétence.
- La pédagogie par l’exemple ne fonctionne pas rien qu’avec les parents, cela fonctionne avec tout le monde. Nous avons décidé que le groupe de pilotage allait lui-même mener des projets pour lui-même. Créer une solidarité entre nous à l’exemple de la solidarité que l’on projette dans la société. C’est aussi une manière de vivre les difficultés de ce qu’on expérimente.
- La question du rythme : Après des errances dans l’agenda, au début de l’année on a fixé un mercredi sur deux de 20 à 22h, vient qui peut. Comme cela, les agendas de tout le monde sont synchronisés. Cela fonctionne bien pour un groupe de 8 personnes. La règle tacite est que si on est moins de la moitié on ne prend pas de décision. Par exemple, pour le moment on a deux maraîchers dans le groupe qui ne viennent pas toujours vu qu’ils ont énormément de boulot, donc on prend des décisions à 5-6.
- On a essayé de fonctionner en sous-groupes, car vouloir arriver à un consensus cela peut prendre du temps. On s’est rendu compte que cela était plus difficile à gérer, car les rythmes des réunions sont différents. On était frustrés de ne pas savoir ce que les autres faisaient. Plein de problèmes surgissaient, donc comme on était que 8 on a reformé un seul groupe.
- Cohésion préexistante. Nous on était trois à se connaître, les autres ont été cooptés. Chacun a recruté dans ses amis et ses connaissances. Le groupe s’est constitué comme cela. Les inconnus bienvenus évidemment.
- C’est très peu probable d’avoir un groupe de pilotage de plus de 20 personnes. On avait lancé 40-50 invitations.
- Pour le territoire de Grez en Transition, nous avons décidé de la mettre en relation avec le territoire défini de manière administrative. On a donc choisi la taille de la commune. On l’aurait bien fait sur notre village, mais comme en fin de processus on interpelle le pouvoir communal on s’est dit autant le faire sur le même territoire.

Question sur la communication…

- Comment formaliser cette communication ?
- Comment naît un groupe de base ? Qui commence ?
- Comment commencer ?
- Doit-on toucher un public non-intéressé par la durabilité ?
- le leadership

(idem)

Réponse
- La formalisation et les valeurs : Nous on a pas voulu formaliser les valeurs car on voulait que les gens s’approprient le projet et viennent avec leurs valeurs. Comme c’est un projet inclusif, on a fait un communiqué de presse qui explique la motivation de démarrage. Pas de projets, juste des exemple tels que Totnes. C’est clair que les valeurs de simplicité volontaire et de liens social nous habitent mais on ne les formalisent pas. On ne coule pas la vison dans un texte.
- Les RES et les SEL : Le SEL a démarré en même temps que nous. C’est le SEL de Beauvechain qui s’est élargi à Grez. Pour nous, c’était deux projets qui avaient la même finalité, et dont les approches sont complémentaires. L’avantage du SEL c’est qu’on est directement dans le concret et on arrête pas de répéter le projet. A chaque fois qu’on formule une offre ou une demande, on communique à tout le SEL, on lui demande s’il n’a pas tel bouquin… Je trouve que c’est un fonctionnement en synergie totale.
- L’équivalence des compétence cela me semble évident, même à l’intérieur du groupe de pilotage. Le leadership, ok s’il y a un leadership naturel, mais équivalence de compétence.
- Par où commencer ? Dans notre contexte social, il y a émergence d’énormément de petits projets. Quand la transition vient, ce n’est pas un projet en plus, c’est un projet entre. Donc, ce projet ne va pas se substituer à la dynamique préexistante car les dynamiques préexistantes ont une fonction précise, des compétences impossible à acquérir facilement et si les gens sont mobilisés pourquoi irait-on les démobiliser ?
Repérage des réseaux. Profiter de ce qui se fait déjà. Au départ on a lancé huit inventaires sur la commune qui sont toujours en cours car cela prend un temps dingue. Un inventaire sur la santé qui reprend aussi bien des médecins, des infirmiers, des cours de gym… avec l’idée de proposer des actions à tout un groupe pour les mettre en réseau. Avec l’idée aussi de mettre sur le site des cartes interactives où l’on peut avoir, si on fait une recherche sur la santé, des producteurs de plantes médicinales, des herboristeries, si quelqu’un sait comment faire des décoctions et est prêt à expliquer comment faire, il sera sur le site…
Donc, il ne faut pas hésiter à commencer avec un petit bout de la ficelle et puis ça va venir. Le projet de l’inventaire est un peu ambitieux, et on s’est rendu compte que si on attendait d’avoir fini de faire l’inventaire, on resterait deux ans sans rien faire. Donc on a quand même fait des actions concrètes.
- Comment naît un groupe de base ? Je ne sais pas répondre. C’est effectivement des personnes qui se mettent en réseau. Moi, personnellement j’ai vu une conférence sur les villes en transition avec quelqu’un d’autre et c’est de là que cela a démarré. On était prêts à faire un consortium slow food et au lieu de faire ça on a démarré Grez-en-transition.
- Quel public : partir des gens qui sont là. Si elles sont venues, c’est les bonnes personnes. Ce concept se vérifie. Au moins 80% d’entre elles reviennent. Autant faire avec elles car il y aura beaucoup moins d’énergie à dépenser pour les faire bouger que pour faire bouger la personne qui n’en a rien à faire de la transition. Pour la convaincre, il faudra être 5 à lui causer toute la soirée. Il faut compter sur la contagion et la répétition, et surtout il faut avoir de la patience car on pensait arriver à la grande libération en six mois, à Totnes ils ont mis deux ans et demi et dans d’autres lieux c’est encore plus long…On ne change pas une société comme ça, et en tous cas on ne force pas les gens.
- Le leadership : nous on a des fonctions tournantes dans les réunions de manière à conscientiser tout le monde de l’importance de chaque rôle.

Conclusion par Laurence Braet

« Le temps imparti étant écoulé, on doit s’arrêter là. Un grand merci à tous, en particulier à Eric Luyckx, aux rapporteurs et à ma collègue Julie.
(…)

 
 
 

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