Présents : Caroline, Stéphane, Denis, Danièle, Eric, Dimitri
Excusés : Michèle, Marc, Jean-François, Bertrand
Absents : Hubert, Hermann
Invité : Jean-Paul Halloy
association citoyenne locale > coopérative à finalité sociale
Groupe de travail (Energie) de Chaumont en Transition
membre de Rescoop (40000 coopérateurs). projet citoyen (devenir vendeur ET fournisseur d’électricité)
projets
Stéphane présente son projet de microbrasserie (documents sur les cuves, outillage…)
volume de la production : 20*500L/an
polyvalence de l’équipement > fromagerie / conserverie (jus, confitures, conserves, soupe…)
local : ± 70m2 / 2, 3 pièces (labo, cuisine…)
règles AFSCA
budget 35/50000€
emploi : 2j/hô/s pour la brasserie
remarques :
Caroline présente un projet de savonnerie locale
production à froid à base de plantes, de lait (anesse, brebis, vache)
espace de stockage/séchage (3 mois)
lien avec la production maraîchère pour les plantes (basilic, thym…)
matériel de départ peu couteux, besoin d’assistance admin
extension possible vers d’autres savons (lessive, sol) et produits cosmétiques
remarques
projet transmis par écrit (plus le temps d’en causer)
objet : Collecte épargne et offre crédits d’investissements, stimulation d’un espace économique local
Centrale d’achat solidaire et de distribution locale ambulante
Le « Blauwe bloem » ou « La fleur bleue » est une épicerie toute particulière qui a vu le jour à Gand à l’initiative d’un couple de commerçants, Mia Stockman et Luuk Humblet. Ayant un magasin de produits biologiques, ils ont proposé à leurs clients de mettre en place un mode de fonctionnement différent et participatif, qui se démarque du commerce classique.
Afin de se répartir le revenu des épiciers aussi équitablement que possible entre consommateurs, ils ont cherché à évaluer la valeur de leur travail, qu’ils ont fixé au salaire forfaitaire de 2000 €, moyennant quoi les produits proposés » seraient vendus sans aucune marge bénéficiaire.
Ils ont néanmoins mis au point une clé de répartition permettant de couvrir ces frais en considérant que pour l’épicier, déplacer une bouteille d’eau ou de vin est le même effort. Pourquoi donc prendre une marge bénéficiaire plus importante sur ce travail ? On considère dès lors qu’une bouteille d’eau vaut une unité (de travail) tout comme une bouteille de vin. Les unités de tous les clients sont totalisées à la fin du mois, et le revenu de l’épicier divisé par ce total donne la valeur de l’unité, qui sera ajusté et variable de 6 mois en 6 mois. Si les ventes augmentent, le revenu du responsable reste le même, mais les prix diminuent. L’argent redevient un moyen et non plus une fin en soi. Ainsi la rémunération des responsables du magasin est prise en charge directement par les consommateurs selon une clé de répartition équitable afin que le revenu de leur travail ne dépende plus de la quantité de produits vendus. C’est la nature même du travail des responsables du magasin qui change radicalement. Les épiciers ont ainsi un rôle plus convivial, de mise en relation, ils écoutent les besoins et analysent les possibles.
Le magasin fonctionne sur base d’une quarantaine de familles qui essayent au maximum d’anticiper leurs achats, afin de permettre des achats groupés, entre autres auprès d’agriculteurs partenaires. L’essentiel des produits sont commandés à l’avance, au moyen de listes accessibles par Internet, ou sur papier. Dès réception des produits, chaque client trouvera sa commande disponible dans un casier nominatif. La tâche de Mia et Luuk consiste à s’arranger pour chercher les produits de la meilleure qualité possible, les mettre à disposition des clients dans des casiers une fois par semaine et être présents lors de l’enlèvement des commandes, l’accent étant fortement mis sur le côté convivial. Pour certains clients peu prévoyants, un stock de dépannage permet de combler les oublis et de faire quelques courses de dernière minute. Les consommateurs arrivent ainsi à obtenir des produits d’une plus grande qualité pour un coût moindre en minimisant les pertes, du fait de l’absence de gaspillage. Quant au commerçant, il arrive ainsi à mieux optimiser la surface de son local, il ne doit plus le chauffer et éclairer à longueur de journée, il gagne du temps et se libère de l’idée de l’obsession de faire du chiffre.
Le client redevient ainsi acteur de sa consommation, n’est plus sujet à des pulsions d’achat irrationnelles. Il soutient le travail de l’épicier et co-construit en permanence le projet au travers de la concertation qui s’établit de façon formelle et informelle. On parvient ainsi à "fidéliser" les clients, tout en revalorisant le métier d’épicier..
Un autre aspect capital du projet est de développer des circuits d’approvisionnement le plus courts et plus locaux possible. C’est une formule à mi-chemin entre le groupement d’achat et les Amap (Association pour le maintient de l’agriculture paysanne.)
Indépendamment du magasin, il est prévu d’étendre l’activité via un service de livraison à domicile.